Biographical Notes on Prince Peter Ivan Tufiakine
Notes biographiques sur Prince Pierre Ivan Tufiakine

Source: Romanoff, Grand Duke Nicolas Mikhailovitch, Portraits Russes, St. Petersburg; Tome I, Fascicle 1, Fascicle 2, Fascicle 3, Fascicle 4, 1905, Tome II, Fascicle 1, Fascicle 2, Fascicle 3, Fascicle 4, 1906, Tome III, Fascicle 1, Fascicle 2, Fascicle 3, Fascicle 4, 1907, Tome IV Fascicle 1, Fascicle 2, Fascicle 3, Fascicle 4, 1908, Tome V Fascicle 1, Fascicle 2, Fascicle 3, Fascicle 4, 1909.
Translation © British Association of the Russian Grand Priory of the Order of St. John of Jerusalem.
Translated by : Dr Michael Foster & Bailiff John Cilia La Corte.
The 1st in a series of Biographies on the original Hereditary Commanderies


Notes biographiques sur
Prince Pierre Ivan Tufiakine
Commandant Héréditaire.

Biographical Notes on
Prince Pierre Ivan Tufiakine
Hereditary Commander.

Le prince Pierre Ivan Tufiakine, 1769-1845, fils du prince Ivan Pétrowitch Tufiakine (1710-1804), ancien commandant des Palais et Jardins Impériaux de Moscou, et de Marie Alexandrowna, née princesse Dolgorouky, naquit en 1769. Entré au service au régiment Sémenowsky, il devint en 1795 gentilhomme de la chambre à la Cour du Grand-Duc Alexandre Pavlowitch, et, cinq ans plus tard, chambellan. Le 20 avril 1799, alors sous-lieutenant, il fut destitué par l'Empereur Paul Ier et relégué à Moscou.

Prince Pierre Ivan Tufiakine, 1769-1845, was the son of Prince Ivan Petrovitch Tufiakine (1710-1804), former commander of the Palaces and Imperial Guard of Moscow, and Marie Alexandrovna, nee Princess Dolgorouky, was born in 1769. Entered to the service in the Sémenowsky regiment, he became in 1795 gentleman of the Chamber to the Court of Grand Duke Alexander Paulovitch, and, five years later, chamberlain. April 20, 1799, then second lieutenant, he was dismissed by Emperor Paul I and was relegated to Moscow.

L'avènement d'Alexandre ne semble pas avoir eu sur son sort toute l'influence qu'il aurait désirée, et, dit Wiegel, "se voyant déçu dans son espoir de devenir favori de l'Empereur, de dépit il alla se fixer à Paris".

Alexander's accession doesn't seem to have had on his fate all the influence that he would have liked, and, says Wiegel, "he was disappointed in his foreseen hope to become a favourite of the Emperor, in spite he was going to settle down in Paris".

D'ailleurs, des 1812, le 4 avril, il fut nommé, comme connaisseur en matière théâtrale, sous-directeur et membre du Bureau de la Direction des Théâtres, pour la partie administrative. Administrateur entendu et énergique, il se fit bientôt une situation éminente et élargit le cercle de sa compétence, surtout après la retraite de son implacable ennemi au service de la direction, le prince A. Chakhowskoï II eut vite fait de rétablir les finances des Théâtres Impériaux, et le déficit fit place au bénéfice.

In any case, in 1812, 4 April, he was named, as connoisseur in the theatrical business, assistant manager and member for the administrative part of the Office of the Directorate of the Theatres. A sensible and energetic administrator, he soon brought himself into an eminent situation and widened the circle of his expertise, especially after the retirement of his implacable enemy, Prince A. Chakhowskoï II, from the service of the management, when he had taken rapid steps to re-establish the finances of the Imperial Theatre, and turned the deficit into profit.

Son administration fut appréciée par l'Empereur: il fut fait maître de la Cour le 22 juin 1816, décoré de St-Vladimir de 2e classe, honoré Ie 14 février 1818 d'un rescrit lui exprimant la gratitude de Sa Majesté, et, Ie 6 avril 1819, à la retraite de A. Narychkine, nomme directeur général. Son zèle au service du théâtre ne se ralentit nullement, et un contemporain appelle l'époque de sa direction " l'apogée de toutes les troupes". D'ailleurs ses ennemis ne s'endormaient pas, et l'intrigue fit son œuvre: un oukaze du 24 octobre 1821 lui "retirait complètement la direction des Théâtres", pour le remplacer par le conseiller d'état actuel A. Maïkoff.

His administration was appreciated by the Emperor: he was made Master of the Court June 22, 1816, decorated of St. - Vladimir of 2nd class, honoured 14th February 1818 by an rescript (an official edict) expressing to him the gratitude of His Majesty, and on the 6th April 1819, named Director General on the retirement of A.. Narychkine. His zeal to the service of the theatre never slow down and a contemporary calls the time of his direction "the apogee of all the company". However his enemies had not fallen asleep, and intrigue produced its results: a ukase of 24 October, 1821 removed him from "the directorate of the Theatres ", to replace him by the Current Counsellor of State A. Maïkoff.

Le prince Tufiakine partit pour l'étranger, où il passa le reste de sa vie. En 1841, il fut dépouillé de ses fonctions de chambellan actuel, et de ses dignités de maître de la Cour et de commandeur de l'Ordre de Malte. Il passa ses dernières années à Paris, où il mourut le 19 février 1845.

Prince Tufiakine emigrated abroad, where he passed the rest of his life. In 1841, he was stripped of his functions of Current Chamberlain, and of his dignities of Master of the Court and Commander of the Order of Malta. He spent his last years in Paris, where he died on 19 February 1845.

Il y vit, entre autres, le prince P. Viazemsky, qui parle de lui comme d'un homme "aimable", "ouvrant largement sa maison de Paris aux français et à ses concitoyens de passage". A. Tourguéneff, qui se trouva à un bal chez lui en janvier 1828, communique par lettre à son frère Nicolas les détails suivants: "Hier, j'ai été à un bal chez le prince Tufiakine, qui avait réuni toutes les beautés et les fashionables de Paris, toute l'aristocratie, etc.... Il habite sur le boulevard, en face du théâtre: tout est garni de tableaux, de livres et de tapis; en un mot, c'est un sybarite. Il donne assez rarement des bals, dont les Parisiens se moquent quelquefois, mais tout le monde veut en être, et ce ne sont que révérences pour se faire inviter. Il traite magnifiquement: mais du thé et des bonbons, pas à la russe! J'ai vu la et la Cour et la ville: beaucoup de gens que je ne connaissais que pour en avoir entendu parler; et de tous les camps, des feld-maréchaux de Napoléon et des capitaines de la Garde Royale"...

Prince P. Viazemsky, among others, lived there, and he described him as an "amiable" man, "opening his house in Paris extensively to the French and to his fellow citizen passing through". A. Tourguéneff, who was at one of his Balls in January 1828, communicated by letter the following details to his brother Nicolas: "Yesterday, I was at the Ball held by Prince Tufiakine, which had brought together all beautiful and the fashionable of Paris, all the aristocracy, etc.... He lives on the boulevard, in front of the theatre: it is all decorated with pictures, books and carpets; in a word, he is a sybarite. He rarely gives Balls, which the Parisians sometimes mock, but everybody wants to be there, and bow and scrape to get themselves invited. He treats gorgeously: but only tea and sweets, with nothing Russian! I saw there both the Court and the city: a lot of people that I knew only from hearsay; and from all camps, whether the field-marshals of Napoleon or the captains of the Royal Guard"...

D. Sverbéeff, à propos du séjour de Tufiakine à Paris, prétend qu'il était intime d'une actrice parisienne, Mlle Irma, et qu'il la montrait partout, s'attirant ainsi les railleries continuelles des petits périodiques de Paris, comme le Miroir et autres, qui l'avaient baptisé le prince Tout-Faquin. Les contemporains sont d'opinions absolument opposées sur son compte: Wiegel le trouve "ennuyeux, insupportable, capricieux et ne connaissant que les plaisirs sensuels". "Son attitude avec les artistes allait parfois jusqu'aux voies de fait et a un cynisme sans nom", dit de lui P. Karatyguine, qui lui avait remarqué "des allures à la mongole"; par contre, au témoignage de son collègue R. Zotoff, "c'était un caractère affable et un parfait galant homme, parfois très emporté, mais sans rancune et débonnaire".

D. Sverbéeff, about the stay of Tufiakine in Paris, pretends that he was intimate of a Parisian actress, Mlle Irma, and that he showed her off everywhere, attracting the continual jibes of the small newspapers of Paris, such as "Le Miroir" and others, who had christened him the prince of All - Knaves. His contemporaries held completely opposite opinions on his account: Wiegel finds him "boring, intolerable, capricious and knowing only sensual pleasures." "His attitude towards the artists sometimes got to the point of assault and had a cynicism without name ", said P. Karatyguine about him, attributing to him "the attraction of a Mongol"; on the other hand, on the testimony of his colleague R. Zotoff, "he was a gracious character and a perfect gentleman, sometimes quick-tempered, but without spite and good-natured ".

Le prince Tufiakine avait épousé la demoiselle d'honneur Catherine Ossipowna Khorvat (1777-6 mars 1802, inhumée au monastère St-Serge, dans la crypte des comtes Zouboff), fille d'un général lieutenant gouverneur de Voronèje, puis d'Ekatérinoslav, et d'Anne Alexandrowna, née Zouboff, sœur du favori prince Platon Zouboff. Le prince Tufiakine mourut sans enfants: avec lui s'éteignit la race des princes Tufiakine, branche de celle des princes Obolensky.

Prince Tufiakine had married the demoiselle of honour Catherine Ossipowna Khorvat (1777 - 6 March 1802, buried at the Monastery of St. Serge, in the crypt of the Counts Zouboff), daughter of a lieutenant governor general of Voronèje, afterwards of Ekatérinoslav, and of Anne Alexandrowna, nee Zouboff, sister of the favourite, prince Platon Zouboff. Prince Tufiakine died without issue: with him the race of the princes

(D'après l'original de Lipouille, 1838, appartenant au prince D. Dolgorouky, Volynchtchina, gouv. de Moscou.)

(From the original of Lipouille, 1838, belonging to prince D. Dolgorouky, Volynchtchina, Governor of Moscow.)


TRANSFER OF COMMANDERY:
Prince Tufiakine was both stripped of his dignity of Commander of Malta, and his line died with him. Professor of International Law at St Petersburg University, Dr Baron Michael de Taube declared this Commandery to be extinct, page 50, Taube, Professor Baron Michel Alexsandrovitch, de. L'Empereur Paul I de Russie, Grand Maître de l'Ordre de Malte, et son Grand Prieuré Russe, Paris 1955.


Amended 13th March 2006

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