Historical Survey of the Principal Transactions concluded during the
reign of Emperor Paul I

Source: Brunov, Baron F. I., Aperçu des principals transactions du cabinet de Russie sous les règnes de Catherine II, Paul I, et Alexander I, St. Petersburg 1838.
Copy in; Sbornic Imperatorskago Russkago Istoricheskago Obshestvya (IRIO), XXXI 1881, Pages 233 & 234.
Translation © British Association of the Russian Grand Priory of the Order of St. John of Jerusalem.
Translated by : Dr Francis LaFerla, Bailiff John Cilia La Corte & Walter Pincket.


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Aperçu historique des principales transactions conclues sous le
règne de l'Empereur Paul I-r.

6 Novembre 1796-12 Mars 1801.

Introduction.

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Historical Survey of the Principal Transactions concluded during the
reign of Emperor Paul I

6 November 1796 - 12 March 1801.

Introduction

La pensée dominante du règne de l'Empereur Paul I-er fut la résistance qu'il opposa au principe revolutionnaire.-Au moment de son avénement au trône il annonça aux Cours Alliées que,. bien qu'il ne fût pas en son pouvoir, dès les premiers jours de son règne, d'envoyer une armée hors des frontières de son Empire, il n'en resterait pas moins fidèle aux engagemens contractés par l'Impératrice Catherine pour assister les Allies dans leur lutte contre l'ennemi commun. Dès lors, l'idée d'opposer une barrière aux progrès du désordre moral qui commençait à se propager de plus en plus dans l'Occident, et qui menaçait d'ébranler tous les trônes, ne ccssa de faire l'objet des efforts de l'Empercur Paul.
Sous l'influence de cette pensée, ce Monarque accorda une faveur particu- lière a l'institution de l'ordre de St.-Jean de Jérusalem. En relevant cet ordre et en agrandissant les moyens d'influence morale qu'il pourrait
The dominant thinking in the reign of Emperor Paul I was resistance to the revolutionary principle. - At the moment of his accession to the throne, he announced to the Allied Courts that, although it was not within his capability so soon in his reign, to send an army beyond the frontiers of his Empire, he remained no less faithful to the commitment made by Empress Catherine to assist the Allies in their fight against the common enemy. Hence the idea of opposing with a common barrier, the moral disorder which was propagating more and more in the West and which was menacing every throne, never ceased to be the object of the efforts of Emperor Paul.
Under the influence of this thought, the Monarch accorded particular favour to the institution of the Order of St John of Jerusalem. In adopting the Order and in aggrandising the means of moral influence that it could

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exercer, l'Empereur Paul regardait cette institution comme uu noviciat où la, noblesse de tous les pays de l'Europe devait puiser les sentimens de loyauté et d'honneur dont elle aurait besoin pour résister à l'envahisse-ment du système d'egalité qui   semblait   dejà  déborder  tous  les  rangs  de   la societe 1). Des le mois de Janvier 1797, l'Empereur avait accordé à l'ordre de Malte des preuves réitérées de bienveillance. Non-seulement il l'avait généreusement indemnisé de la perte du prieuré d'Ostrog en Volhynie, dont cet ordre avait été privé par suite des troubles de la Pologne, mais de plus, Il avait confirmé l'établissement de l'institution de St.-Jean dans Ses Etats, et accueilli avec une distinction marquée le bailli Comte de Litta, Ambassadeur de l'ordre à St.-Petersbourg.

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exert, Emperor Paul regarded that institution as a noviciate whence the nobility of all the nations of Europe could draw sentiments of loyalty and honour needed in order to resist the invasion of the egalitarian system which already  seemed  to  be  overwhelming  all ranks of society 1). From the month of January 1797, the Emperor accorded the Order of Malta repeated proofs of benevolence. Not only had he generously indenified the loss of the Priory of Ostrog in Volhynie, of which the Order had been deprived following the troubles in Poland, but he had also confirmed the establishment of the institution of St John in his Estates and welcomed with the distinction of Marquis, Bailiff Count de Litta, Ambassador of the Order in St Petersburg.

Protection accordée à, l'ordre de St.-Jean de Jérusalem.

Au mois de Mai 1798, les Français, s'étant emparés de l'ile de Malte, que la trahison livra au Général Bonaparte, l'Empereur Paul déclara qu'il prenait désormais l'ordre de St.-Jean de Jerusalem sous sa suprême direction, et promettait non-seulement de le maintenir dans ses privilèges, mais d'employer aussi tous ses soins pour le rétablir dans son ancienne splendeur. Si nous avons cru devoir rappeler ici cette circonstance avec quelque détail, c'est parce qu'elle n'a pas été etran-gère aux événemens politiques dont nous allons rendre compte. En effet, la conduite arbitraire tenue par la France envers 1'ordre de St.-Jean, et surtout la manière perfide dont elle avait réussi à, s'emparer de l'ile de Malte, sans provocation aucune, sans prétexte quelconque, contribuèrent infiniment à, fortifier l'Empereur Paul dans les dispositions défavorables qu'il avait déjà manifestées jusqu'alors envers le Gouvernement révolution-naire. Ces sentiments portèrent l'Empereur Paul à adopter envers la France une attitude plus prononcée. Dans ce but, Il chercha d'abord à rétablir la bonne intelligence entre les Cours de Vienne et de Berlin, qui avaient à se reprocher mutuellement d'être entrées séparément en négo-ciation avec le Directoire, malgré les liens de l'Alliance qui les unis-saient. Les démarches que le Cabinet Impérial fit à Vienne et à Berlin dans un but de conciliation, restèrent toutefois sans effet.

1)   c’est  la   première  fois  que  j’ai  compris  l’idéd  de  mon  Père.

The Protection given to the Order of St. John of Jerusalem.

In the month of May 1798, the French seized the island of Malta having been betrayed into the hands of General Bonaparte. The Emperor Paul declared that he would take the Order of St. John of Jerusalem under his supreme direction and promised not only to maintain all their privileges but to ensure every effort was done to establish the Order in its ancient splendour. If we believe that we must remember this circumstance with every detail, it is because it was not foreign to the political events which we are recalling. In effect, the arbitrary conduct held by France toward the order of St. John, and above all the treacherous way in which it had succeeded to seize the island of Malta, without any provocation, without any pretext, contributed infinitely to fortify the Emperor Paul's unfavourable disposition already manifested by him by him until now toward the revolutionary government. These sentiments caused the Emperor Paul to adopt toward France a more distinct attitude. Toward this end, he searched firstly to re-establish the understanding between the Courts of Vienna and Berlin (who blamed each other of having been separately negotiating with the Directorate) despite the bond between the Alliance which united them. The steps which the Imperial Cabinet tried in Vienna and Berlin during its target of reconciliation had no effect.

1) This is the first time that I have understood the idea of my Father.


NOTES:
The essay written Baron F.I. Brunov in 1838 on the principle transactions carried out under the Emperors, Catherine II, Paul I and Alexander I, demonstrates the relaxed attitude of Nicholas I toward the Knights. On page 234 a footnote comment is provided by Emperor Nicholas I, stating that he understood his fathers ideas, in giving protection to the Order of St. John of Jerusalem .

For French original .


Created 16th August 1999

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